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Brasilidade et la recherche d’une identité nationale
Brasilidade est le mot utilisé pour exprimer ce qui est représentatif de la culture et de la société brésilienne. L’origine de cette définition remonte au début du XXe siècle.
Après la fin de la Première Guerre mondiale, le Brésil aspire pour la première fois à créer une rupture avec son passé culturel européen pour affirmer sa propre identité nationale. Cependant, comment définir ce qui était spécifiquement brésilien dans un pays aux proportions continentales avec des différences régionales prononcées ?
Les intellectuels de l’époque se sont questionnés afin de créer dans l’imaginaire social une culture capable de capter et de relier toute cette hétérogénéité. De cet exercice est né le « Manifeste anthropophage ». Le mot « anthropophagie » signifie – l’homme qui se mange – une allusion au cannibalisme enraciné dans la culture indigène brésilienne. Un tel manifeste proposait aux Brésiliens de « manger », c’est-à-dire d’absorber toutes les références qui les entouraient, de les mélanger, de les digérer et d’en créer quelque chose de nouveau. La « culture du cannibalisme » suggéré un regard intérieur sur l’excentricité brésilienne afin de la transformer en quelque chose d’unique.
En 1922, la ville de São Paulo a accueilli la première grande exposition d’art visant à promouvoir une culture brésilienne authentique. La Semaine de l’art moderne, avec son langage esthétique et expérimental innovant, a été une étape importante dans la promotion de l’identité nationale, marquant le début du mouvement moderne brésilien.









