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Collection Feuilles Amazoniennes en caoutchouc naturel

Bien avant de devenir une matière connue, le caoutchouc faisait déjà partie des savoirs des peuples autochtones de la forêt.
Extrait de l’Hevea brasiliensis, ce lait végétal était transformé pour créer des objets du quotidien.

Au fil des générations, ce savoir-faire s’est transmis et a continué à faire vivre les communautés liées à la forêt.
Les seringueiros, gardiens de cette pratique, recueillent le latex par une incision précise de l’écorce, sans abattre l’arbre.
Un geste patient, répété au rythme de la nature, qui permet à l’hévéa de continuer à vivre et à produire.

Encore liquide, la matière est travaillée selon des procédés artisanaux, puis façonnée à la main, au plus près de son territoire d’origine.
Le latex est moulé avec soin avant d’être laissé à sécher naturellement.

La collection « Les Feuilles Amazoniennes » met en lumière ce savoir-faire transmis au cœur de la forêt,
en le faisant dialoguer avec les formes de plantes emblématiques de l’Amazonie.

Chaque pièce s’inspire d’une plante choisie autant pour la singularité de sa forme que pour l’histoire qu’elle porte.

La Vitória-Régia, étoile des eaux amazoniennes.
La Capeba, mémoire des plantes et des savoirs traditionnels qui les accompagnent.
L’Apuí, dont les racines racontent la force du lien et de l’étreinte.

Découvrir l’univers de la collection

VITÓRIA-RÉGIA, l’étoile des eaux amazoniennes

Emblématique de la forêt amazonienne, la Vitória-Régia flotte à la surface des eaux comme une présence silencieuse. Dans certaines traditions autochtones, elle est évoquée comme « l’étoile de l’eau ».

Selon une légende, elle serait née de l’histoire de Naia, une jeune femme éprise de Jaci, la Lune.

Chaque nuit, Naia levait les yeux vers le ciel, fascinée par sa lumière. Un soir, apercevant le reflet de la Lune à la surface de l’eau, elle crut enfin pouvoir rejoindre celui qu’elle aimait. Elle se pencha vers son reflet et disparut dans les profondeurs.

Ému par son amour, Jaci choisit de lui offrir une autre forme d’éternité. Il la transforma en une plante majestueuse, aux larges feuilles posées sur l’eau et à la fleur qui s’ouvre à la nuit, comme l’une des plus belles présences de la forêt.

Ainsi serait née la Vitória-Régia : une étoile non plus suspendue dans le ciel, mais flottant sur les eaux de l’Amazonie.

CAPEBA, la mémoire des grandes feuilles

Présente dans les paysages tropicaux du Brésil, notamment en Amazonie, la Capeba se distingue par ses grandes feuilles arrondies, aux nervures profondes et au dessin presque sculptural.

Elle appartient à une longue histoire de savoirs liés aux plantes. Dans différentes communautés de la forêt, ses feuilles accompagnent depuis longtemps des pratiques traditionnelles de soin, transmises de génération en génération.

APUÍ, l’étreinte de la forêt

Dans la forêt amazonienne, l’Apuí est un arbre qui grandit en enlaçant peu à peu l’arbre qui l’accueille, comme une étreinte végétale.

Une légende amazonienne raconte l’amour d’Anair, une jeune femme Apurinã, et de Tunacã, un guerrier Tikuna, séparés par l’opposition de leurs peuples. Réunis une dernière fois au cœur de la forêt, ils furent emportés par les eaux.

Ému par leur amour, Tupã transforma leur étreinte en une plante dont les racines enlaceraient désormais les arbres de la forêt.

Ainsi serait né l’Apuí : un amour devenu racine, une étreinte aux bras puissants, que rien ne défait et que la forêt continue de porte.

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